ESCLAVES OU MAITRESSES

ESCLAVES OU MAITRESSES

Il est si rare qu’un homme s’intéresse aux femmes, qu’il serait dommage de bouder ce plaisir. Pourquoi ce XIXème siècle ? Les gouvernements s’y étant succédé n’ont pas freiné l’essor économique, technologique, la vulgarisation des chemins de fer grâce à des financiers comme Pereire et autres Baron de Rothschild, le canal de Suez de Lesseps, le viaduc de Garabit d’un certain Gustave Eiffel…

C’est aussi l’époque des écrivains français Balzac, Bernardin de Saint-Pierre, Dumas, Flaubert, Hugo, Maupassant, Sand, Zola parmi les plus célèbres.

       Si les coutumes restent contraignantes pour les personnes du sexe dit faible, il est incontestable qu’un courant féministe s’amorce sous la plume d’une George Sand, ou d’une révoltée comme Louise Michel et bien d’autres.

Les costumes féminins notamment, ont également évolué, s’affichant plus élancés quoique conservant une crinoline plus discrète, la taille s’affinant sous la pression de corsets et défilant sur les nouveaux boulevards d’Haussmann.

       A la chute du second Empire, il est aussi impensable de parcourir cette époque sans rappeler la Commune réprimée dans le sang par Adolphe Thiers. Les femmes ont marqué cette période, jointes aux hommes, défendant armes à la main, les barricades élevées contre les troupes gouvernementales.

       Des avancements s’effectuent cependant en faveur des plus déshérités, particulièrement en matière de limitation du temps de travail pour les enfants, d’éducation des jeunes sous l’impulsion de Ministres comme Guizot sous Louis-Philippe et Edouard Vaillant sous la Commune. Ce dernier prône l’école laïque, tendant à évincer le clergé des écoles. Hélas, les lois sur l’avortement des jeunes femmes, le divorce ou l’abolition de la peine de mort devront attendre encore longtemps pour se manifester. Grâce au roman, l’auteur a tenté de faire ressurgir ces combats pour la liberté des femmes de ce siècle.

       Ici, trois héroïnes issues de milieux divers se côtoient et leur vie se croise au hasard des troubles provoqués entre autres par la « Commune » et tous les interdits auxquels elles sont confrontées. Tous ces ingrédients de douceur et de violence se retrouvent à plaisir dans ce nouveau roman d’Henri-Alexandre Sautreuil,

340 pages à dévorer sans modération.

Prix libraire : 20 € 

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